Il ne fallut pas attendre longtemps pour que le Siège nomme à la représentation internationale un nouvel ambassadeur plénipotentiaire qui, en arrivant dans ce pays, prit une respiration profonde et, passionné cette fois-ci de hippisme, déclara en tant que tel aux diplomates qui l’attendaient : «Il me semble que dans ce pays les chevaux ont l’air nuls» Pablito, qui avait pu entre temps monter le premier dans la voiture de l’ambassadeur, répondit sur le champ : – Hé, hé, mais oui, comme leurs maîtres, Excellence… Ce qu’en dit la presse «Une ironie caustique envers les grandes seigneurs de ce monde». Margherita Belgiojoso, Revue Diario “Il a été le premier à oser dire des choses sur les diplomates étrangers que nous savions mais n’osions dire. Malheur à celui qui sera la cible prochaine de la plume d’Aliçka»… … Dans cette institution, tour de Babel des langues et des codes, l’auteur se sent toujours en situation absurde, même irrégulière. Mi-fascinée par les bureaucrates étrangers, mi-voyeur, l’auteur décide de se faire passer pour une personne maladroite et devient, malgré lui, victime de la machinerie bureaucratique». Roland Qafoku
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